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Les patrons flingueurs

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vendredi 17 janvier 2014

Le triste imaginaire d’un patron flingueur à la tête du Medef

Aux côtés de Pierre Gattaz, souvent triste comme un jour sans pain, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef chargé de la fiscalité, distribue les beignes pour galvaniser l’armada des patrons. Lundi, à Marcq-en-Barœul (Nord), il poussait les troupes à assiéger les médias pour faire de la pédagogie. «Sinon, c’est Besancenot et Mélenchon qui font les cours d’économie, et ça n’est pas profitable aux Français», ricanait-il.

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jeudi 4 juillet 2013

Gattaz, un Bisounours placé à la tête du Medef

Le nouveau président de l’organisation patronale prétend défendre l’intérêt 
général. Pour lui, 
la lutte des classes 
a disparu, sauf quand 
c’est lui qui la mène.

Ne rappelez pas à Pierre Gattaz qu’il a parlé d’un Medef de combat tout au long de sa campagne pour l’investiture à la tête de l’organisation patronale… Ne lui dites pas non plus que ce boutefeu de Denis Kessler, partisan d’enterrer le programme du Conseil ­national de la Résistance (CNR), a été son premier soutien! Dans la presse, le fils à papa Yvon Gattaz, déjà président du CNPF de 1981 à 1986, est présenté comme «jovial». C’est un «battant», nous promet-on, que personne n’avait repéré jusque-là et qui, hier, a surtout réussi le tour de force de transformer son discours de sacre en une ­berceuse plutôt soporifique… Alors non, pas du tout: Pierre Gattaz ne cherche pas la castagne, quelle horreur! «La phrase a été tronquée, précise-t-il aujourd’hui devant la presse. Je veux un Medef de combat pour l’emploi, pour l’économie… Pas un Medef de combat tout court, ça renvoie aux ­fantasmes de la violence, de la guérilla dans la rue… Nous voulons mener un combat face aux urgences et nous espérons avoir à nos côtés les partenaires syndicaux et le gouvernement.»

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jeudi 20 juin 2013

Avec Laurence Parisot, l’abscons, ça ose tout !

À l’heure des adieux, 
la présidente du Medef se livre à 
un ultime maquillage en tentant d’enrôler André Breton, théoricien du surréalisme, 
dans ses rangs.

La perte est sévère pour la vie des idées creuses. Laurence Parisot quitte la tête du Medef. Contrainte et forcée par ses pairs qui ont refusé de prolonger son CDD de présidente de l’organisation patronale, la voilà qui range ses mots-valises dans ses cartons! Ernest-Antoine Seillière et Denis Kessler, ses prédécesseurs, avaient à leurs côtés un «intellectuel de service» (c’est eux qui le disaient), François Ewald, ancien assistant de Foucault, théoricien de la «société du risque» et pourfendeur du «principe de précaution» ; Laurence Parisot aura eu Rosine Lapresle, graphologue et «coach personnelle» pour chefs d’entreprise. Avec ses équipes, la patronne des patrons a passé huit ans à ciseler des formules absconses pour présenter les ateliers de l’université d’été du Medef : une fois par an, grâce à elle, les patrons dénonçaient «l’assourdissante tyrannie du politiquement correct», faisaient semblant de disserter sur la «philosophie de la poule aux œufs d’or» ou sautaient en parachute doré en narguant le petit peuple: «Chapeau, la retraite!» Tout cela en compagnie de savants aussi maudits et subversifs que Bernard-Henri Lévy, Michel Godet, Jacques Attali, Philippe Val, André Glucksmann, Ivan Rioufol, etc.

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mardi 12 mars 2013

Candidats en pagaille au conclave patronal

Pierre Gattaz, 
un fils à papa chez les patrons

Tel père, tel fils? Alors qu’Yvon Gattaz a présidé le CNPF sous Mitterrand entre 1981 et 1986, Pierre Gattaz considère que son heure est venue. L’homme a déjà succédé à son paternel à la tête de Radiall, l’entreprise familiale spécialisée dans l’électronique. Il a mis la main sur plusieurs mandats dans les cénacles patronaux : il préside notamment le Groupe des fédérations industrielles (GFI). Il a également un pied au bureau de l’Union des métiers et industries de la métallurgie (UIMM), une des fédérations patronales les plus puissantes. D’après le Figaro, il pourrait recevoir le soutien de Denis Kessler, ex-bras droit et idéologue du patronat sous Seillière.

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vendredi 17 août 2012

Gary Klesch, le renard à qui Sarkozy voulait confier le poulailler

Ce n’est pas un groupe 
que dirige cet Anglo-Américain, c’est une nébuleuse 
qui, depuis trente ans, se paie en saignant les entreprises malades et en suçant leurs économies jusqu’à l’os… 
Avant de quitter le pouvoir, 
la droite a réintroduit 
ce prédateur dans le pays.

C’est un tour de passe-passe que tout le monde connaît. Et pourtant quand la pièce de monnaie disparaît dans la manche, la poche ou sous la montre de l’illusionniste, on finit toujours par applaudir. Avec Gary Klesch, au début, c’est pareil, à une tout autre échelle. Début 1998, il prend les rênes des derniers vestiges du chausseur Myrys: un site de production à Limoux (Aude), 150 magasins, 364 salariés. «Le projet est aventureux», complimente le tribunal de commerce. Illico, l’homme d’affaires se sépare d’un tiers du personnel et d’un tiers des petits commerces. Ce qui suscite un poil de réprobation, on l’imagine, mais tout s’arrange quand les machines redémarrent. «Maintenant, ils pensent que je suis un magicien», se vante-t-il en mai 1998 devant un journaliste anglais. Un an plus tard, Gary Klesch licencie 150 personnes de plus et liquide encore trente magasins. En février 2000, pour Myrys, c’est le dépôt de bilan. Tout ferme, l’usine et le reste. Cette fois, c’est Magic Klesch lui-même qui disparaît, sans avoir investi le premier des kopecks promis…

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jeudi 16 août 2012

Charles Beigbeder, charlatan bien ordonné
 commence par lui-même

Au Medef, c’est une vedette. Le grand capital l’a adoubé. L’homme 
a fait fortune et, dans le milieu, tous adorent le roman de sa success story. Mais sur le visage longtemps rieur de 
cet angelot néolibéral, 
la victoire de la gauche fait apparaître les rides de la réaction.

Charles Beigbeder a deux talents, au moins: il a toujours su transformer le vent en or, puis mettre les voiles avant que la supercherie n’éclate. Né de l’union d’un chasseur de têtes pour groupes du CAC 40 et d’une aristo défroquée traductrice de romans à l’eau de rose, il a dû, pour convaincre le monde de sa réussite, déployer des trésors d’imagination qu’on cherchera vainement en librairie dans les pochades de son cadet, Frédéric. Croisement entre Géo Trouvetou et Picsou, avec sa gueule de séraphin, des cravates Hermès et le brushing toujours impeccable, ce catho lisse pratiquant reçoit le pèze, le fric et le saint bénéfice sans confession.

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mardi 14 août 2012

Édouard Carmignac, le petit timonier des riches 
entre en résistance

Spéculateur sur les marchés émergents et les matières premières, il a fait fortune en créant quelques dizaines d’emplois en France. 
Cela ne l’empêche pas d’avoir des idées sur le remède 
de cheval qu’il faudrait pour nous sauver.

Édouard Carmignac a commencé le polo en 1981. « Comme un acte de résistance active », fanfaronne-
t-il. Chaque été, l’homme monte au maquis, avec un pincement au cœur, cette année plus encore que les précédentes, sans doute. Au domaine d’Héroussard, à Dozulé (Calvados), le châtelain retrouve son armée secrète de joueurs argentins, un troupeau de montures de premier choix, un véritable terrain en gazon et un practice en synthétique. Bien moins doué, avec son maillet en bambou sur sa jument, que ses jeunes coéquipiers professionnels –  au polo, chaque joueur se voit attribuer une note selon son niveau entre moins 2  et 10  –, l’amateur, handicap zéro, né en 1947, ne touche peut-être pas souvent la balle, mais il n’en reste pas moins capitaine puisque c’est lui qui paye. Tout comme ses amis et concurrents, Laurent Dassault, un des rejetons de Serge, ou Bahar Jefri, neveu du sultan de Brunei, qui, eux aussi, louent les services des meilleurs mondiaux pour briller dans les compétitions. À la Coupe d’or de Deauville qui s’est achevée dimanche, Talandracas, l’équipe d’Édouard Carmignac, a fini dernière.

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jeudi 28 juin 2012

Philippe Varin, le Géo Trouvetout de la casse

Amateur de clarinette, le grand patron de PSA ne manque pas d’idées pour « réduire l’anxiété » des salariés qu’il veut licencier, comme à Aulnay-sous-Bois.

Jeudi dernier, la direction de PSA d’Aulnay a organisé une «bourse pour l’emploi» dans les murs de l’usine. Une manière subtile de bloquer la clim’ de la boîte sur la grande glaciation de la fermeture et des licenciements: leur avenir, les milliers d’ouvriers du constructeur automobile en Seine-Saint-Denis n’ont qu’à aller le chercher du côté de la RATP, d’Alstom, de Keolis, d’Airbus, de Carrefour et toutes les entreprises qui tenaient des stands ce jour-là…

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lundi 19 juillet 2010

Au service de Madame, un as de l’argent et surtout de l’entregent

Descendant d’un contre-révolutionnaire et mari de l’ex-femme de Bernard Arnault, Patrice de Maistre gère les «petits cadeaux» de Liliane Bettencourt... Et ses affaires à lui!

Descendant du fameux contre-révolutionnaire Joseph de Maistre – « Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui le distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra », affirmait-il, par exemple, en 1797 –, Patrice de Maistre vient, bien malgré lui, de réussir à se faire un prénom. Directeur des fonds gérant la faramineuse fortune de Liliane Bettencourt après avoir été longtemps chargé d’auditer les comptes de L’Oréal au cabinet Deloitte, et patron de ses  bonnes œuvres à la Fondation Bettencourt-Schueller, l’homme de l’ombre est devenu, après le piratage de ses conversations avec la richissime héritière puis leur révélation par Mediapart et le Point, l’une des vedettes du feuilleton Bettencourt-Woerth. Un invisible, soucieux de discrétion, qui, la semaine dernière, a fini en garde à vue sous les feux de la rampe.

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jeudi 21 août 2008

Traders et sans reproche

Chaque année, début avril, la bible de Wall Street, le Trader Monthly, se découvre de plus d’un fil en publiant le palmarès des 100 boursicoteurs les mieux payés de la planète. Pour figurer au tableau d’honneur, il faut avoir touché au minimum 100 millions de dollars (67 millions d’euros) en 2007. Mais les neuf premiers sont largement au-dessus du lot. Vous allez voir, ils sont sympathiques et quand ces chevaliers du capitalisme contemporain mordent, c’est toujours pour servir la cause.

En avant la musique, number 9. Pierre Lagrange a gagné 800 millions de dollars (544 millions d'euros) en 2007. Exilé à Londres où il a participé à la création du fonds d'investissement GLG Partners, ce Belge touche, d'après les calculs admiratifs de la presse économique, 1,5 million d'euros par jour, travaillé ou non, soit l'équivalent d'un SMIC par minute.

Vive le tintouin, number 8. Alan Howard a gagné 800 millions de dollars (544 millions d'euros) en 2007, mais chut! Lui, il ne veut pas que ça se sache: le silence est d'or, il l'a appris au Crédit suisse où il a fait ses classes avant de monter son propre fonds spéculatif. D'après le Times, celui qui est aussi connu comme donateur de premier plan au Parti conservateur britannique envisagerait de transférer son siège social en Suisse, une manière comme une autre de faire pression sur les travaillistes au pouvoir.

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